« Entité » Alsace, département unique, délégation de compétences… pour mieux comprendre

La situation de l’Alsace semble évoluer, tentons d’éclaircir quelques points pour mieux comprendre les enjeux.
 
Visiblement, même s’il n’y a pas de ligne claire entre les élus (certains pro-GE, d’autres anti), tout le monde est d’accord pour redonner une existence institutionnelle à l’Alsace, sous la pression populaire.
L’hypothèse qui se précise serait celle de la création d’une collectivité à statut particulier, sans toucher au découpage régional (pour le moment, du moins…).
 
Alors NON, il n’est pas question de fusionner les départements et créer un « département Alsace ». Personne n’en veut, ni le peuple, ni les élus. Le montage est plus subtile : fusion des deux CONSEILS DEPARTEMENTAUX pour créer une collectivité d’Alsace récupérant les compétences des conseils départementaux mais également d’autres compétences en cours de négociation. Avec Unser Land, nous demandons le transfert des compétences en matière d’éducation, de langue, et d’aménagement du territoire qui sont des compétences NATIONALES aujourd’hui. Cette collectivité d’Alsace opérerait sur les deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin qui continueraient d’exister : les codes postaux ne changeraient pas, et d’après la presse les administrations de l’état (préfectures, etc.) resteraient en place. Ce ne serait de ce côté là pas une simplification administrative, mais ça rassurera ceux qui s’inquiètent de la disparition des départements et de ce qu’ils représentent. D’autre part cette solution ne remettrait absolument pas en question le droit local, lié aux départements du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle.
 
Ensuite, la région. La loi NOTRe a supprimé des régions en les fusionnant dans des mastodontes, c’est le cas de la région Alsace dans la région Grand Est. Cette loi n’a absolument pas simplifié l’administration et n’a permis aucune décentralisation supplémentaire. En cas de création d’une collectivité d’Alsace sans sortie du GE, la région continuerait donc d’opérer sur notre territoire dans les compétences qui lui sont propres. Dans le code des collectivités territoriales, chaque collectivité est indépendante et agit sans n’avoir de compte à rendre à une autre (principe de libre administration). Il n’y a pas de hiérarchisation : elles agissent en parallèle sur les domaines qui leurs sont spécifiques. Concrètement, le Grand Est ne peut rien imposer à une collectivité d’Alsace, sauf si on tombe dans le piège de conventions et de délégations de compétences. Aussi, nous réclamons bien des transferts et non des délégations.
 
Paradoxalement, la fusion des ligues sportives et fédérations associatives n’est pas du fait de la région. L’état a décidé que ces fédérations devaient être calquées sur la strate des régions pour réduire le nombre d’interlocuteurs, tout comme il aurait pu le calquer sur la strate départementale. Ce point reste donc à préciser, les présidents des conseils départementaux souhaitant que les fédérations et ligues puissent poursuivre leur activité à l’échelon alsacien.
 
Concrètement, qu’en penser ?
 
J’ai débuté mon action militante en opposition à la fusion forcée de notre région. Je reste persuadé que le GE est une connerie et que cette région est vouée à l’échec. Mais au delà de ça, nous avons aujourd’hui deux possibilités :
 
– refuser une fusion des CD 67 et 68 en continuant de réclamer un retour à une région Alsace
– faire ce pas en réclamant un maximum de compétences et de garanties
 
D’un côté un espoir, de l’autre une proposition concrète.
Personnellement, et même si je vomis la région GE, je crois que nous ne pouvons pas nous permettre de dire une nouvelle fois non. Les décisions se prennent malheureusement pour l’instant à Paris et pas en Alsace, la prise en main du dossier par le préfet le démontre. Vu de Paris, après un refus en 2013, un nouveau refus 5 ans plus tard d’évolution vers une collectivité alsacienne fermerait durablement les portes d’une quelconque autonomie alsacienne. Aucun gouvernement ne s’engagerait à l’avenir dans une reforme territoriale pour l’Alsace puisque de toute façon nous sommes toujours contre tout ce qu’on nous propose… et que nous ne nous élevons que très peu contre ce qu’on nous impose.
 
J’espère que cette collectivité sauvera ce qui peut encore l’être de l’Alsace, que nous aurons des compétences et des financements répondant aux besoins réels des Alsaciens, et que celle-ci sera un premier pas vers une véritable autonomie de l’Alsace en brisant dans les prochaines années les chaînes qui nous lient au Grand Est. Prouvons que l’Alsace est un échelon cohérent, efficace, et la méga-région ne pourra qu’imploser de sa lourdeur à côté de notre « petite » collectivité à statut particulier.
Prenons notre destin en main et démontrons que l’Alsace est un concept d’avenir et non une nostalgie comme aime le dire un certain président de grande région.

Affichage officiel, boîtage : nous assurons nous-même notre communication !

Vous l’avez certainement vu, les panneaux d’affichages officiels ont été installés dans les communes. Dans certains cas, le nombre de candidat a pu poser des difficultés aux employés communaux, mais je tiens à saluer l’efficacité – parfois même l’ingéniosité – des mairies pour faire face à ces aléas.

Que ce soit en matière d’affichage officiel ou de boîtage (dépôt dans vos boîtes aux lettres de nos tracts de campagne), j’ai souhaité, avec mes équipes, réaliser cela nous-même sans faire appel à des prestataires externes spécialisés dans ce type d’interventions.

En effet, c’est bon à savoir, mais la plupart des candidats optent habituellement pour des solutions clé en main pour mener leurs campagnes… des solutions qui ont un coût. Et chaque candidat qui passe la barre des 5% voit ses frais de campagne remboursés par la préfecture, et donc par nos impôts. Notre appel aux militants et sympathisants se traduit par une baisse – considérable –  des coûts et de la note finale.

Le second point fort de ce choix est qu’il entraîne régulièrement des rencontres, ouvrant ainsi à la discussion et permettant d’avoir un contact direct.

Un seul inconvénient : le risque que l’une ou l’autre boîtes aux lettres soit oubliée, ou qu’un panneau ne soit pas collé… Alors si par le plus grand des malheurs vous n’avez pas reçu nos tracts, pardonnez-nous ! et prenez au plus vite contact avec nous pour que nous corrigions cet oubli…

Je remercie d’ores et déjà mes différentes équipes pour le travail accompli.

Calendrier des rencontres

Plusieurs contacts ont été pris auprès de communes ou d’établissements pouvant accueillir nos rencontres avec nos concitoyens.

A l’heure actuelle, trois dates ont été validées :

Mardi 23 mai à 19h30 à Helfrantzkirch, salle polyvalente
Mardi 30 mai à 19h30 à Kembs, foyer avicole
Jeudi 1er juin à 19h30 à Sierentz, salle des fêtes

N’hésitez pas à vous joindre à nous, l’occasion de rencontrer votre candidat, découvrir le projet d’Unser Land, et pourquoi pas apporter votre point de vue et vos propositions.

Présidentielles 2017

C’est désormais officiel même s’il n’y avait pas vraiment de suspense, Emmanuel Macron est le nouveau président de la République Française.

Ces élections resteront dans les mémoires. Les deux partis traditionnels de pouvoir, Républicains et Socialistes, ont été balayés dès le premier tour. Ne restait qu’un triste choix entre Marine Le Pen, digne héritière du parti d’extrême droite fondé par son papa Jean-Marie, et Emmanuel Macron, l’enfant prodige de… François Hollande.

Emmanuel Macron a, depuis des mois, fait campagne en prônant le renouveau et le rassemblement. C’est sur ces valeurs qu’il a été placé en tête du premier tour et sort logiquement vainqueur des élections présidentielles grâce au front républicain.

Personnellement, j’émets des doutes sur la sincérité de sa démarche. Des mammouths de la politique française gravitent déjà autour de lui, dont certains anciens ministres… nous verrons rapidement de quoi M. Macron sera capable, et nous tirerons les conclusions dans 5 ans. S’il arrive au bout.

A l’écoute de son discours devant le Louvre (ancienne demeure des rois de France, tout un symbole pour le « renouveau » de la monarchie républicaine…), je suis surpris de l’entendre adresser des paroles à ceux qui ont voté pour lui, ainsi qu’à ceux qui ont voté pour son adversaire, mais AUCUN MOT pour les abstentionnistes, les votes blancs, et les votes nuls. Or, d’après les chiffres, cela représenterait 16 millions de personnes. Le renouveau, vraiment ?

Le système démocratique français est à revoir en profondeur pour espérer sortir du gouffre dans lequel on nous a plongé.

Avec Unser Land et nos partenaires des autres régions françaises et européennes, nous prônons depuis de nombreuses années le rassemblement au delà des clivages politiques. Nous défendons les idéaux fédéralistes. Nous sommes pour une Europe des peuples et de paix. Nous proposons la démocratie directe, à l’image de nos voisins européens.

Avec les législatives, nous avons la possibilité de faire évoluer notre pays. C’est d’autant plus une chance à saisir qu’aucune réelle majorité ne semble se dégager du rassemblement « En Marche ! ».

Les 11 et 18 juin, nous montrerons à M. Macron ainsi qu’à l’Europe entière qu’en France, et plus particulièrement en Alsace, nous avons de vraies envies de renouveau.

Macron veut maintenir la carte de France en l’état

Dans un entretien accordé à Loractu.fr, Emmanuel Macron répond à une question concernant la réforme territoriale :

La fusion des régions portée par le gouvernement de Manuel Valls a ouvert des plaies dans le Grand-Est, notamment en Alsace qui a fusionné à « marche forcée » avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Marine Le Pen souhaite rendre l’Alsace aux Alsaciens et supprimer les régions. François Fillon se dit ouvert à des expérimentations, Benoit Hamon ne veut pas y toucher… Quelle est votre position sur la question ?

Je maintiendrai la carte des régions issue de la récente réforme et des élections de décembre 2015. Pour apporter de la stabilité aux territoires concernés et pour permettre aux nouvelles régions de jouer pleinement leur rôle de chef de file au service des citoyens, notamment en matière économique, qu’il s’agisse d’innovation, de formation ou d’anticipation des restructurations.

Au sein de ce cadre, les collectivités pourront proposer de mettre en place ou d’expérimenter de nouvelles solutions – fusions, rapprochement de services… – que l’État pourra accompagner. Je suis favorable à la prise en compte de la diversité des territoires et à une différenciation des solutions locales en fonction des besoins et des identités.

La fin de sa réponse ne veut strictement rien dire. De belles phrases sans sens, c’est ce que beaucoup appellent désormais une Macronnade.

En réalité, si on analyse le début de sa réponse, on se rend même compte qu’il ne pèse pas l’importance d’une organisation territoriale efficace. Même symptôme que son adversaire François FILLON : Le précédent gouvernement a mal fait, mais il faut persévérer. En gros, « vous vous engagez dans un cul de sac, mais accélérez, peut-être que le mur cassera ».

Unser Land, le seul parti qui s’intéresse aux question alsaciennes !

Le vendredi 7 avril, Unser Land a tenu son grand meeting de lancement de campagne à Kientzheim.

Devant plus de 200 personnes, les différents représentants du parti et les candidats ont tour à tour pris la parole pour présenter le projet qu’Unser Land propose.

En tant que candidat, les sujets qui m’ont été proposés touchaient à notre langue, notre culture, notre histoire, et notre patrimoine architectural. Autant dire un gros morceau à condenser dans un discours de théoriquement 3 minutes !

Thierry Kranzer, animateur de la soirée, m’a d’entrée de jeu (amicalement) épinglé sur le fait que je ne parle pas l’Alsacien. C’est un fait que je reconnais volontiers, sans honte, mais avec seulement des regrets. Et je suis d’autant plus déterminé à défendre ce qui peut encore être sauvé !

Aujourd’hui, moins de 3% des enfants de moins de 5 ans parlent l’Alsacien. A ce rythme, dans moins de 50 ans, l’Alsacien sera une langue morte. Les initiatives existent pourtant, il suffit d’un peu de bonne volonté !

Les différentes thématiques que j’ai abordées occupent une place importante dans notre quotidien, sans que nous ne nous en rendions réellement compte. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, AUCUN parti national ne s’y intéresse ! seul Unser Land se positionne sur ces sujets.

Raison de plus pour ne pas louper le coche : d’ici 5 ans, il faudra redoubler d’efforts pour sauver ce qui peut l’être dès demain en s’y prenant bien…

Les candidats à la présidentielle devant l’Association des Départements de France

Le 8 mars, François Fillon s’exprimait devant l’Assemblée des Départements de France. Il a pointé du doigt la réforme territoriale bâclée, précipitée, décidée sur un coin de table. Il a affirmé qu’il fallait revenir dessus.
Toutefois, la réforme territoriale ne sera pas la priorité de son (potentiel) quinquennat. D’autres chantiers lui semblent prioritaires.
Je ne peux que regretter qu’on considère ainsi nos territoires comme secondaires. Une bonne réforme territoriale, c’est une réforme qui fait avancer la France et qui permet de répondre aux principaux maux de notre pays.
Chômage, précarité, insécurité, crise identitaire… Ce n’est pas à « Paris Centre Du Monde » qu’on peut répondre efficacement à ces problèmes ! c’est en rapprochant le pouvoir décisionnel, et donc en transférant des compétences et des moyens aux collectivités de proximité, qu’on pourra améliorer les choses. Des régions à taille humaine, organisées efficacement, participeront grandement à l’effort de redressement.
Et l’Alsace, comme une Bretagne réunifiée, comme la Corse qui a aujourd’hui un statut spécifique, ou comme d’autres régions qui le demanderaient, peuvent jouer un rôle déterminent dans ce processus. Bien plus qu’une Alsace engloutie dans un Grand Machin dont on n’est plus maître de notre destin.
Une Alsace autonome, c’est une chance pour la France.

Lancement du blog

Voila depuis le milieu des années 2000 et le déclin des Skyblogs que je m’étais juré de ne plus faire de blog. Qu’à cela ne tienne ! l’enjeu en vaut la chandelle.

L’enjeu, c’est le combat politique dans lequel je me suis lancé en 2014 et qui prend cette année une nouvelle tournure : me voilà candidat à la seconde élection la plus importante du pays, les élections législatives !

Alors oui, je me suis dit qu’un blog serait le bienvenu. Et à travers ces pages, vous allez pouvoir en découvrir plus sur moi, sur mon parcours, mais surtout sur mes convictions et les valeurs que je défends.