Les candidats à la présidentielle devant l’Association des Départements de France

Le 8 mars, François Fillon s’exprimait devant l’Assemblée des Départements de France. Il a pointé du doigt la réforme territoriale bâclée, précipitée, décidée sur un coin de table. Il a affirmé qu’il fallait revenir dessus.
Toutefois, la réforme territoriale ne sera pas la priorité de son (potentiel) quinquennat. D’autres chantiers lui semblent prioritaires.
Je ne peux que regretter qu’on considère ainsi nos territoires comme secondaires. Une bonne réforme territoriale, c’est une réforme qui fait avancer la France et qui permet de répondre aux principaux maux de notre pays.
Chômage, précarité, insécurité, crise identitaire… Ce n’est pas à « Paris Centre Du Monde » qu’on peut répondre efficacement à ces problèmes ! c’est en rapprochant le pouvoir décisionnel, et donc en transférant des compétences et des moyens aux collectivités de proximité, qu’on pourra améliorer les choses. Des régions à taille humaine, organisées efficacement, participeront grandement à l’effort de redressement.
Et l’Alsace, comme une Bretagne réunifiée, comme la Corse qui a aujourd’hui un statut spécifique, ou comme d’autres régions qui le demanderaient, peuvent jouer un rôle déterminent dans ce processus. Bien plus qu’une Alsace engloutie dans un Grand Machin dont on n’est plus maître de notre destin.
Une Alsace autonome, c’est une chance pour la France.